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Communauté de travail
pour la forêt

Brigitte Wolf
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Forêt périurbaine ou parc forestier?

Cette table ronde forestière s’est déroulée le 7 mai 2015 à proximité de Fribourg et a permis de visiter trois forêts avec différentes intensités d’accueil. En plus des présentations concernant les objets visités, deux autres présentations ont donné d’une part un aperçu de la gestion des forêts urbaines et péri­urbaines lausannoises et d’autre part permis de connaître le positionnement de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) par rapport à cette thématique. 

Les discussions autour de ces différents exposés ce sont portées sur le caractère forestier dans la forêt d’accueil, l’importance de ces forêts pour la population, les infrastructures en forêt et leur planification. La planification forestière dans ce type de forêt, la communication avec le public ainsi que le financement des mesures liées à l’ac­cueil ont également été abordés. Il en est ressorti que de garantir le caractère public des aménage­ments d’accueil est un élément central par rapport à l’utilisation du milieu forestier. Le public ne recherche d’ailleurs pas forcément une infrastructure en forêt, mais plutôt un environnement fore­stier, « sauvage » et calme, mais tout de même aménagé afin qu’il soit accessible, par exemple avec des sentiers, des pistes ou des chemins en suffisance. Même dans une forêt d’accueil, le maintien du caractère forestier, d’une certaine « naturalité » de la forêt est important. Des éléments définissant le caractère forestier et des différences par rapport à d’autres surfaces, non forestières ont été évo­qués. Lors de l’aménagement d’infrastructures d’accueil du public, ce caractère forestier, caracté­risé par exemple par des essences en station, la nature du sol, la diversité des végétaux ou encore leur disposition aléatoire est donc à préserver. Les discussions ont également montré l’im­portance de maintenir une gestion professionnelle de la forêt et la pratique d’une sylviculture adap­tée aux objectifs d’accueil comme une sylviculture avec des arbres de places, un choix d’essences indi­gènes particulières et également intéressantes au niveau paysager comme des allées de me­risiers. L’esthétique forestière a en effet toute son impor­tance dans ces forêts.

La gestion des diffé­rentes activités a aussi été thématisée. Le lien entre l’impact d’une activité sur le milieu forestier et le nombre de personnes pratiquant cette activité est un facteur déterminant dans la réflexion con­cernant sa gestion. Ainsi, une activité avec un fort impact et pratiquée par peu de personnes sera probablement traitée de manière plus restrictive qu’une autre qui a un impact moindre. Les impacts sur le milieu forestier peuvent quant à eux être atténués par la mise en place d’une règlementation d’utilisation concernant les infrastructures d’accueil. La promotion de la tolé­rance entre les différents types d’utilisateurs permet d’éviter une démultiplication d’infrastruc­tures séparées pour chaque activité. L’importance d’une cohérence dans la gestion des forêts d’accueil a été évoquée. Afin de pouvoir assurer cette cohérence, une vue d’ensemble des forêts d’accueil et des bases de planifi­cation sont nécessaires. Finalement, la dimension plus politique de l’accueil en forêt en tant que lien avec le public et donc, à long terme, permettant d’assurer le soutien du public à la conservation du milieu forestier a aussi fait partie de la discussion.